Mirhad - Une enfance au Monténégro

Mirhad est originaire du Monténégro, un état issu de l’ex-Yougoslavie. Pour cette période de fête familiale, il nous propose de partager une part de son enfance.

"Le futur appartient à ceux qui se souviennent le plus de leur passé et de leurs histoires"

Mon enfance, quand je m’en rappelle, c’est le sourire aux lèvres.

J’ai 2 grandes sœurs, mon père est électricien au Monténégro, ma mère est femme au foyer. Mes 2 grandes sœurs sont mariées et vivent au Luxembourg.

Mes parents m’ont toujours montré de l’attention, de l’amour. Je me promenais avec mon père quand j’étais petit et quand j’ai grandi, il m’a montré en quoi consistait son métier. Je partais souvent avec lui sur le terrain et je l’aidais le mieux que je pouvais. Ma mère, elle, ce sont les bons petits plats qui me manquent le plus à l’heure actuelle, même si ma femme cuisine très bien. Elle m’a toujours appris à être un meilleur homme chaque jour.

Quand j’étais petit, j’étais plutôt polisson. J’ai toujours aimé mettre mon nez un peu partout. J’aimais beaucoup les animaux (mouton, agneau, …) et c’est toujours vrai aujourd’hui. J’ai même eu des lapins, des perroquets. Mais j’étais obéissant aussi, j’ai toujours veillé à ne pas décevoir mes parents, à leur rendre des services, à les aider et toujours avec le sourire.

Je suis venu en France par Amour ! J’ai quitté le Monténégro pour venir dans un pays, en ne sachant même pas dire « Bonjour ». J’ai rencontré ma femme au Monténégro pendant les vacances d’été. J’ai quitté mes parents, mon emploi, mais j’y retourne régulièrement pour les vacances, bien sûr.

Puisque c’est bientôt les fêtes de fin d’années, j’aimerai bien vous parler des fêtes au Monténégro, mais, comment vous dire, vous allez être déçus, c’est un peu comme partout. Les jeunes se réunissent en soirée ou en discothèque, on fait un bon repas et à la fin il y a un feu d’artifice. Chaque année, c’est différent, on fait une soirée ou on la passe en famille, devant des histoires qui font bien rire, c’est plus convivial !

Aujourd’hui, je vis à Mâcon, je travaille, chaque jour j’apprends de mieux en mieux le français et je suis fier de mon parcours, et je remercie mes parents pour l’éducation qu’il m’ont donnée.