Jean-François – une équipe et des talents

En ce moment, c’est l’époque du désherbage, parce que presque toutes les cultures d’automne sont déjà en place. On a donc beaucoup de désherbage à faire et un peu de plantation de salades (chicorée, scarole, frisée, batavia).

A l’extérieur, la culture de plein champs, on fait encore quelques semis directs. Un semi direct, c’est lorsqu’on met la graine directement dans la terre sans repiquer. C’est le cas des navets, des radis noirs, des radis longs, par exemple. Il reste aussi, bien sûr, encore beaucoup de récoltes à faire.

En septembre, il va y avoir beaucoup de choses dans les paniers. On aura du potimarron, des haricots en grain, des haricots verts, toujours des tomates, des aubergines, des poivrons, des salades, des oignons, de l’ail, de l’échalotte, peut-être un peu de chou. Je ne veux pas trop m’avancer parce que je ne suis pas sûr, ça dépend de la nature.

Et il y aura plein d’autres choses, bien sûr : des pommes de terre, des carottes, du céleri, des courgettes, des pâtissons. Et des aromates aussi. En plein champ, à partir du début octobre, on ne plante plus rien, à part l’ail qu’on laisse tout l’hiver.

Sous les serres, nous sommes en train de défaire les cultures de printemps, et de réimplanter les cultures d’automne. Donc, par exemple, en août, on a planté des haricots, pour le mois d’octobre. Réimplanter, c’est-à-dire qu’il faut d’abord nettoyer la serre et la remettre en culture avec des nouveaux légumes. Donc on commence par travailler le sol puis faire des plantations. On a commencé par les haricots, puis, autour du 15 août, on a planté la mâche pour l’avoir autour de fin octobre. On a vraiment un gros travail à faire autour du nettoyage des culture pour les enlever et replanter ensuite de nouveaux légumes. C’est un travail qui va nous occuper jusqu’à début décembre sous les serres.

Je pense que nos adhérents se rendent compte qu’il y a plus de variétés de légumes qu’avant. Par exemple, l’hiver, on fait des endives, ça plait aux gens car c’est ce qu’ils attendent. Tous les maraichers ne font pas des endives parce que c’est une culture où il faut désherber, comme la carottes, et cela prend du temps. Ce qui est bien aux Jardins de Cocagne, c’est qu’on a une équipe, il y a du monde. Bien encadrée, le boulot se fait plus facilement et ça nus permet de faire certains légumes, comme les endives, qu’on ne ferait pas autrement. La culture de l’endive est une culture technique. C’est une culture qui est longue et qui sort de l’ordinaire. Ce n’est pas une légume qu’il suffit de semer et de récolter ensuite, comme la carotte. Avec l’endive, on cultive en deux temps, d’abord la racine puis ensuite le chicon. Ça commence en pleine terre, dehors, et ça continue après en chambre tempérée en hiver. On déterre la racine et on va la réimplanter dans des bacs avec de la terre et de l’eau dans le noir pour que l’endive ne soit pas amère. Dans le temps, les anciens faisaient un trou et mettaient les endives sous des feuilles. C’était physique.

Cette année, on aura au moins autant d’endives que l’année dernière. Donc, on devrait en trouver au moins une fois par mois dans les paniers. Si il y en a plus, on les mettra sur les marchés. Dans le futur, vous savez qu’on devrait avoir un nouveau bâtiment où il y a aura plus d’espace et une serre tempérée. En hiver, avec cette serre, on aura des endives, bien sûr, et en été, j’aimerai bien faire des champignons. On ne pourra pas faire de la pleurote, parce que c’est très compliqué, car il faut beaucoup d’hygiène et un suivi très précis. On fera plutôt des champignons de Paris, c’est plus simple, moins délicat à cultiver.

Pour finir, un mot de la fête des 20 ans des Jardins de Cocagne. Pour les 20 ans, on va nettoyer, tondre, désherber la cour. Le fait que les jardiniers soient invités, ça crée une dynamique pour eux. Ils sont les acteurs des Jardins. Si ils ne sont pas là, il n’y a personne. Ils sont assez contents et ils vont s’impliquer. Je les ai sentis assez enthousiastes. Il y a des bonnes équipes en ce moment. Les jardiniers sont assez motivés. Ça aide vraiment au bon fonctionnement des Jardins.

Ils seront donc mobilisés pour tout mettre en place. Ils vont notamment tenir le stand de légumes. Certains prévoient de faire des petites animations, mais c’est eux qui décident et je garde la surprise. Mais nos jardiniers ont du talent. Alors, on verra…